Le Sénégal progresse dans sa transition numérique grâce à des initiatives publiques et privées, mais reste fortement dépendant des infrastructures et acteurs étrangers, notamment les géants du numérique américains (GAFAM). La majorité des données publiques et privées sénégalaises est hébergée à l’étranger, exposant le pays à des risques en matière de sécurité, de contrôle et de souveraineté.
Malgré des efforts en cours, le cadre juridique national demeure insuffisant pour encadrer la protection des données, la régulation des flux numériques et la gouvernance des infrastructures. Sans data centers locaux et sans une stratégie claire, la souveraineté numérique du Sénégal reste fragile. Le pays est ainsi appelé à renforcer ses capacités pour garantir un développement numérique durable et autonome.