Dans un communiqué rendu public, l’ODCAV de Guédiawaye se dit « indigné » par les propos de l’édile, qu’elle accuse de « travestir la vérité ». Selon elle, la délocalisation des rencontres n’a jamais été un choix volontaire, mais une solution imposée, après l’intervention du préfet et du ministre Malick Gackou, afin de sauver la saison navétane menacée par l’indisponibilité du stade Amadou Barry. « Jamais l’ODCAV n’a choisi cette option de gaieté de cœur », insiste l’organisation, qui estime que cette situation est la conséquence directe du retard dans les travaux de rénovation du stade. Elle pointe du doigt le maire, qu’elle accuse d’avoir multiplié « promesses creuses et fausses dates de livraison », plongeant ainsi le mouvement sportif local dans une impasse.
Très critique, l’ODCAV dénonce ce qu’elle qualifie de « mensonge d’État local », accusant Ahmed Aïdara de chercher à se défausser de ses responsabilités en rendant l’organisation responsable de l’échec. « L’ODCAV de Guédiawaye ne sera jamais le bouc émissaire d’un échec qui porte une seule signature : celle de Monsieur le Maire », peut-on lire dans le texte.
Appelant les habitants de Guédiawaye à la vigilance face aux « discours trompeurs », l’ODCAV réaffirme sa mission première : défendre les intérêts des ASC, des supporters et de la jeunesse sportive locale.