Modou Kebe, un agriculteur impacté par ces débordements témoigne de l’ampleur des dégâts : « Les eaux du bassin ont ravagé l’intégralité de nos champs. Ce sont plusieurs hectares de cultures qui ont été perdus en vain. Aujourd’hui, l’accès à nos terres est devenu extrêmement périlleux, personne n’ose s’y aventurer. » Cette situation met en lumière le danger imminent que représentent ces inondations pour la sécurité des habitants et la viabilité de leurs activités agricoles.
Serigne Modou Khaira Mbacké, résident de Darou Rahmane, exige des solutions pérennes de la part des pouvoirs publics. Il déplore l’absence de mesures concrètes malgré les promesses répétées : « Chaque année, les débordements des bassins s’attaquent à nos champs et détruisent nos cultures. Les autorités nous font des promesses en l’air, mais aucune action significative n’a été entreprise jusqu’à présent. »
Les récentes inondations, exacerbées par des précipitations intenses, ont provoqué la rupture des murs de certains bassins de rétention, notamment ceux de Darou Rahmane et Pofdy. Cette situation a entraîné l’inondation non seulement des champs agricoles, mais aussi de certaines habitations, causant des pertes matérielles considérables pour les populations locales. L’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) a pourtant mis en place des dispositifs de gestion des eaux pluviales à Touba, incluant des bassins de rétention et des stations de pompage, mais ces infrastructures semblent insuffisantes face à l’ampleur des phénomènes climatiques actuels.