La députée Aïssata Tall Sall a vivement critiqué, ce mercredi à l’Assemblée nationale, la tenue d’une session extraordinaire consacrée, son elle, au vote d’une nouvelle loi sur l’OFNAC. Elle a estimé que les priorités du gouvernement étaient mal placées, alors que de vastes régions du Sénégal font face à des inondations catastrophiques.
Devant l’hémicycle, l’élue a dressé un tableau alarmant de la situation : « Le pays est dans l’eau, les maisons sont envahies, les champs sont noyés, les bêtes disparaissent… ». Avant de lanncer que « celui qui ne veut pas l’entendre n’a qu’à quitter cette hémicycle ».
Pour la députée, la convocation de cette session relève moins d’une urgence législative que d’une manœuvre politique. Elle y voit une tentative précipitée de « voter une nouvelle loi pour dégager Bassirou Guèye », le président de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Elle a dénoncé une pratique visant, selon elle, à court-circuiter les institutions établies, la justice et même l’opposition.
Mme Tall Sall a rappelé que M. Guèye bénéficie d’un mandat de six ans et que cette précipitation constitue, à ses yeux, « une atteinte grave à l’État de droit ».
Elle a conclu son intervention par un avertissement, affirmant que ces « manœuvres » finiraient par se retourner contre leurs auteurs. Sur un ton prophétique, elle a lancé : « Dégagez, dégagez, dégagez, jusqu’au jour où le bon Dieu vous dégagera du Sénégal ».