L’aventure turque de José Mourinho aura tourné court. À peine deux mois après son arrivée sur le banc de Fenerbahçe, le technicien portugais quitte déjà le club. Dans un communiqué officiel publié ce vendredi, la direction stambouliote a annoncé la fin de sa collaboration avec l’entraîneur de 62 ans.
« Nous nous séparons de José Mourinho, entraîneur de notre équipe professionnelle de football A depuis la saison 2024-2025. Nous le remercions pour son engagement et lui souhaitons plein de succès pour la suite de sa carrière », peut-on lire sur le site du club.
Si ce départ peut surprendre par sa rapidité, il s’explique par les contre-performances du club sur la scène européenne. Fenerbahçe a été éliminé en barrages de la Ligue des Champions par le Benfica Lisbonne, un revers douloureux pour un club qui rêve de retrouver le très convoité tableau principal de la C1. C’est la deuxième année consécutive que Fener échoue à ce stade de la compétition, après une défaite face au LOSC de Bruno Genesio en 2024.
Cette élimination a eu un effet immédiat : perte de recettes potentielles, déception des supporters et tensions internes. La pression était énorme sur Mourinho, d’autant plus qu’en championnat, le club a également peiné à tenir tête à son rival historique, Galatasaray.
Pourtant, Fenerbahçe avait tout fait pour séduire l’ex-entraîneur de Porto, Chelsea, l’Inter ou encore le Real Madrid. Des investissements significatifs ont été réalisés cet été pour bâtir une équipe compétitive selon ses souhaits. Mais le mariage n’a pas pris. Manque de résultats, style de jeu critiqué, gestion de vestiaire contestée… Autant d’éléments qui ont poussé la direction à trancher rapidement.
Ce départ constitue un nouveau coup d’arrêt dans la carrière d’un entraîneur dont l’aura s’est érodée ces dernières années. Si ses exploits passés restent gravés dans l’histoire du football européen, ses dernières expériences – à Tottenham, la Roma et désormais Fenerbahçe – n’ont pas eu l’éclat de ses années dorées.
Un retour au Portugal semble désormais envisageable. Certains évoquent un possible rôle au sein de la sélection nationale, d’autres un come-back au FC Porto, là où tout a commencé. Une chose est sûre : malgré les critiques, Mourinho conserve une attractivité certaine sur le marché des entraîneurs. Le “Special One” n’a peut-être pas dit son dernier mot.