La France figure déjà parmi les partenaires privilégiés du Sénégal, avec plus de 270 entreprises implantées dans le pays, générant près de 30 000 emplois formels, soit 10 % du total national. Mais pour le chef de l’État, ce socle solide doit servir de tremplin à une relation plus ambitieuse. Dans son discours, il a mis en avant les réformes entreprises par son gouvernement pour améliorer le climat des affaires : révision des codes des investissements, des douanes et des impôts, digitalisation des procédures via le guichet unique de l’APIX, sécurisation des partenariats publics-privés et lutte résolue contre la corruption. Autant de chantiers destinés à instaurer transparence, équité et confiance.
Le président sénégalais a également insisté sur les atouts stratégiques de son pays, en citant l’énergie, avec l’essor des renouvelables et l’exploitation imminente du pétrole et du gaz, le numérique à travers le « New Deal Technologique » et le parc de Diamniadio, l’agro-industrie avec le développement des agropoles régionaux, mais aussi des infrastructures modernes : ports, aéroports, autoroutes, qui positionnent le Sénégal au cœur des grandes chaînes de valeur régionales et mondiales.
Mais pour Bassirou Diomaye Faye, le véritable levier du développement demeure la jeunesse. Plus de la moitié de la population sénégalaise a moins de 25 ans, une force qu’il considère comme « l’homme du match de l’avenir ». En investissant massivement dans la formation, l’innovation et l’entrepreneuriat, le Sénégal ambitionne de transformer cet atout démographique en moteur de compétitivité.
Dans un monde marqué par les rivalités économiques et les guerres commerciales, le président a invité les entreprises françaises à se positionner aux côtés du Sénégal. « Vous trouverez un marché en expansion, une stabilité politique reconnue et des opportunités dans des secteurs à fort potentiel », a-t-il assuré, concluant par un appel solennel : « Le Sénégal est prêt non seulement à jouer le match, mais à le gagner avec vous, pour célébrer une victoire commune. »