Selon le député, la réforme clarifie et renforce le rôle de l’institution. « Tout ce qui n’est pas conforme aux prérogatives de l’OFNAC, comme la garde à vue ou la lutte contre la fraude fiscale et douanière, a été retiré et confié aux administrations spécialisées : douanes, impôts et domaines », a expliqué le député. Désormais, a-t-il ajouté, le président de l’OFNAC sera pleinement responsable de la publication des rapports, ce qui n’était pas toujours garanti dans l’ancienne configuration.
Autre innovation majeure : la désignation des dirigeants de l’OFNAC se fera par appel à candidatures. Une commission indépendante sera chargée d’examiner les dossiers et de proposer les profils retenus au président de la République pour nomination. Pour Mohamed Ayib Daffé, ce mécanisme « garantit compétence, impartialité et transparence », conditions nécessaires pour redonner crédibilité à l’institution.
Répondant avec ironie à sa collègue Aïssatou Tall Sall, qui accusait la session extraordinaire de viser à « dégager » Bassirou Guèye, le chef de file des députés Pastef a nuancé : « Ce n’est pas la loi qui dégage, mais bien les réformes qu’elle introduit. Elles débarrassent l’OFNAC de pratiques injustes et inefficaces. »
En conclusion, Ayib Daffé a insisté sur le caractère durable de cette réforme, destinée selon lui à protéger l’institution de toute instrumentalisation politique. « On ne joue pas avec l’avenir », a-t-il lancé, soulignant que la lutte contre la corruption doit désormais se faire au service exclusif du peuple sénégalais.