L’initiative est née d’un constat simple : les entreprises africaines regorgent de ressources, de talents et d’innovations, mais elles peinent encore à s’imposer sur les marchés internationaux. Pour son initiateur, New York, capitale financière mondiale, représente une vitrine idéale. « L’objectif est de donner aux entrepreneurs africains un espace de rencontres stratégiques avec des investisseurs, des bailleurs et la diaspora », explique-t-il.
Les ambitions du forum sont multiples. Il s’agit de favoriser les investissements, de renforcer les capacités d’exportation des PME africaines et de promouvoir des modèles économiques durables, notamment dans l’économie circulaire et solidaire. La diaspora est également appelée à jouer un rôle clé dans le financement de projets structurants pour le continent.
Pour lever les obstacles à l’accès aux marchés internationaux, plusieurs pistes sont mises en avant : développement de plateformes d’e-commerce comme YiTë, amélioration du packaging et de la certification des produits, partenariats avec des distributeurs mondiaux, mais aussi mobilisation des politiques publiques de soutien à l’exportation.
Le forum sera aussi une vitrine pour les innovations africaines. Parmi elles figurent la Banque Sociale Simplifiée, destinée à élargir l’inclusion financière, la plateforme YiTë, dédiée à la valorisation du Made in Africa, ainsi que des initiatives dans l’agriculture durable, l’aquaculture, le recyclage et les énergies renouvelables.
Les échanges aborderont des thèmes variés, allant de la transformation agroalimentaire locale à la gestion durable des déchets, en passant par l’artisanat, le textile, la digitalisation ou encore la souveraineté alimentaire. Une approche transversale qui vise à croiser les expériences et à trouver des solutions adaptées aux réalités africaines.
À l’issue de la rencontre, Abdoul Aziz Ndiaye attend des résultats concrets : la signature de partenariats B2B, des engagements d’investissements, la mise en avant des produits africains sur la scène internationale, mais aussi le lancement officiel de la plateforme YiTë. Pour lui, l’essentiel est de poser les bases d’un réseau Afrique–USA pérenne, garantissant la continuité après l’événement.
Le forum bénéficie du soutien de plusieurs institutions sénégalaises, parmi lesquelles la DER, le FONSIS, le FONGIP, l’APIX et différents ministères sectoriels. Un appui institutionnel jugé essentiel par son initiateur, qui y voit une condition nécessaire pour crédibiliser l’initiative, attirer les partenaires américains et inscrire ce projet dans la stratégie nationale de promotion du Made in Senegal.