Pourtant, le Conseil municipal est convoqué dès le 25 août afin d’élire un nouveau maire. Une situation qui suscite de vives critiques, certains dénonçant une précipitation du pouvoir central au risque de créer une impasse institutionnelle. En effet, si la justice venait à donner raison à Barthélemy Dias, l’élection pourrait être annulée après coup, plongeant l’administration de la capitale dans une incertitude encore plus grande.
Parmi les voix qui s’élèvent contre ce calendrier jugé inopportun, celle de Boubacar Ba, du Forum du justiciable. Dans une publication sur X, il a fustigé ce qu’il considère comme un manque d’« élégance républicaine ». Selon lui, « le Ministre en charge des Collectivités territoriales aurait dû attendre la décision du juge suprême avant d’instruire le préfet de convoquer le Conseil municipal ».