samedi, août 30, 2025
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On ne gouverne pas avec les bras de ses adversaires (contribution)

Gouverner avec des adversaires aux postes stratégiques, c’est fragiliser son propre projet.
Il est urgent de tourner la page. Laisser à leurs postes des Directeurs Généraux (DG), Présidents de Conseil d’Administration (PCA), Présidents de Conseil de Surveillance (PCS)… issus de l’ancien régime, c’est nourrir l’opposition avec les ressources de l’État. Ces postes stratégiques sont bien plus que symboliques : ce sont des leviers de pouvoir, d’influence et de financement. Les maintenir, c’est financer indirectement des partis adverses, leur offrir des moyens de rebond politique et de mobilisation. La récente tentative de restructuration de l’APR est une parfaite illustration.

Au-delà des salaires, c’est l’accès à l’information et aux projets sensibles de l’État qui est en jeu. Cette proximité leur permet de collecter des données précieuses, de rester au cœur des circuits décisionnels et, surtout, de préparer le retour en force de leurs partis et de s’armer lourdement pour la prochaine bataille électorale.

Je suis clairement pour un État dirigé par et avec des patriotes. La rupture n’a de sens que si elle s’accompagne d’un renouvellement réel des hommes et des femmes qui portent la vision Sénégal 2050. On ne gouverne pas avec les bras de ses adversaires. La loyauté, la compétence et l’engagement doivent guider les choix de ceux qu’on maintient ou nomme à des fonctions clés. Pour que le projet de transformation porté par le Président Bassirou Diomaye Fayeet le Premier Ministre Ousmane Ousmane SONKOsoit viable, il faut le rendre possible avec ses hommes.

MATAR FAYE
Spécialiste de la formation et du développement des RH.

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