Thierno Alassane Sall estime que l’élection de Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone, à la tête de la CEDEAO, représente « le pire camouflet diplomatique » pour le Sénégal. Le président Bassirou Diomaye Faye, qui s’était rendu à Abuja le 21 juin, était un moment pressenti pour occuper ce poste, mais n’a finalement pas été choisi.
Selon le leader de la République des Valeurs, il était incohérent qu’un président « antisystème » comme Diomaye Faye ambitionne de diriger une organisation régionale aussi institutionnelle que la CEDEAO. Il critique aussi l’absence de crédibilité et de leadership du chef de l’État, affaibli selon lui par les divisions au sein de son propre camp, notamment avec son Premier ministre Ousmane Sonko.
Il pointe également du doigt les attaques des députés sénégalais à la CEDEAO et les positions de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui auraient contribué à ce revers.
Enfin, Thierno Alassane Sall ironise sur la visite d’Ousmane Sonko en Chine, qualifiant les photos avec des officiels « de second rang » de simples lots de consolation, face à ce qu’il appelle « la déconvenue du siècle » à Abuja. Pour lui, le populisme des deux têtes de l’exécutif sénégalais se heurte désormais aux réalités diplomatiques du monde.